Press Release

Ce que l’APM Magic Quadrant de Gartner peut vous apporter en tant que responsable Marketing Digital


Par Charlotte Nizieux, Directeur Marketing chez Dynatrace




Boulogne-Billancourt, le 8 mars 2016 -- Gartner a publié, en décembre dernier, son rapport Magic Quadrant for Application Performance Monitoring (APM). Bien connu de l’IT, ce rapport ne trouve toutefois que peu d’écho auprès des équipes Marketing. Il est pourtant grand temps qu’elles s’y intéressent de près, dès lors qu’elles se soucient de la mesure et de la qualité de l’expérience client.

Qui est Gartner?

Gartner est un cabinet d’analyses réputé dans le monde de l’IT. Les équipes IT qui cherchent à valider une commande conséquente ou structurante, se tournent vers Gartner pour avoir un feedback, une approbation, des résultats d’enquêtes ou encore des références de sociétés ayant eu une expérience similaire.

Qu’est-ce que l’APM?

Le monitoring de la performance applicative (APM) consiste à instrumenter des applications (sites Web ou applis mobiles par exemple) à l’aide d’un outil qui récolte des informations sur leur état de santé. A l’image d’un Google Analytics mais qui, au lieu de se limiter aux pages visitées, renseignerait aussi sur les utilisateurs, l’utilisation serveur, la latence réseau, l’utilisation de la base de données, etc. C’est la mesure de TOUTE l’architecture hardware et software nécessaire pour fournir une application à des utilisateurs.

NB: vous verrez employés indifféremment les termes de « monitoring » ou de « management » de la performance applicative – cela importe peu pour le sujet qui nous intéresse ici.

Comparons les plateformes d’APM et Google Analytics pour bien comprendre leurs différences :

  1. Google Analytics et les plateformes d’APM rassemblent des données depuis une simple ligne de JavaScript insérée dans l’application ou le site que l’on souhaite monitorer.
  2. Google Analytics et les plateformes d’APM peuvent monitorer les terminaux mobiles.
  3. Les solutions d’APM permettent de faire des tests synthétiques ou simulés afin de reproduire un test utilisateur.
  4. Les solutions d’APM permettent de récolter des données à chaque point clé de l’architecture applicative.

Les deux plateformes se configurent, s’exécutent et produisent des rapports de façon relativement similaire. Mais les points 3 et 4 sont en revanche cruciaux pour la conduite de tests, la compréhension de l’expérience utilisateur, la capacité à transmettre des problèmes à l’IT pour leur résolution, l’optimisation des pages, etc. – la liste est longue !

Pour aller plus loin sur Gartner et l’APM

Selon Gartner, l’APM compte cinq dimensions fonctionnelles, décrites ci-dessous. Pour chacune d’entre elles, Gartner demande à tous les fournisseurs d’APM de remplir un questionnaire détaillé et de compiler des références pour en valider les réponses.

Les cinq dimensions fonctionnelles de l’APM selon Gartner sont :

  1. Le monitoring de l’expérience de l’utilisateur final (EUEM),
  2. La découverte et la visualisation de la topologie applicative,
  3. Le profiling des transactions utilisateurs,
  4. L’exploration des composants applicatifs,
  5. Les indicateurs des opérations IT (ITOA).

Ces cinq dimensions permettent essentiellement aux équipes d’Exploitation, de Développement et de Tests d’obtenir toute la visibilité nécessaire sur leur infrastructure, afin de pouvoir agir sur les problèmes qui impactent les utilisateurs finaux – si vous souhaitez des informations plus précises sur le sujet, je vous invite à lire ceci.

Ce modèle est analogue au rapport Digital Experience Platform Architecture de Forrester, que certains d’entre vous connaissent peut-être. De la même façon que les équipes Marketing utilisent Google Analytics, Adobe Marketing Cloudm Hybris ou encore Sitecore pour optimiser la livraison de contenus ou de produits à leurs clients, les équipes IT utilisent l’APM pour fournir la meilleure expérience possible aux utilisateurs, de leur point de vue.

L’APM pour les équipes de Marketing digital

L’APM évolue pour combler un manque. Et il se trouve que ce manque existe aussi sur les plateformes d’expérience digitale : l’IT et les métiers (y compris le marketing) ne savent pas communiquer ni partager de données sur leurs clients. Pour combler ce manque, réussir sa transformation digitale et proposer une expérience utilisateur engageante, fiable et pérenne, la plupart des entreprises assemblent plusieurs outils différents d’analyses et de reporting. Mais cette technique a malheureusement ses limites :

  1. Un reporting rétroactif,
  2. Une identification des tendances et des problèmes sans détails concrets sur lesquels se reposer,
  3. Des prises de décision floues, à partir de données utilisateurs soit qualitatives soit quantitatives,
  4. Résultat : un reporting en silos, qui ne favorise pas la collaboration entre IT et métier.

Or, équipes Marketing et équipes IT doivent pouvoir travailler de concert pour :

  • Les tests de préparation à un évènement – des tests de simulation utilisateur (aussi appelés tests synthétiques par les équipes IT) pour s’assurer que les designs, les plugins sociaux, etc. fonctionnent correctement, à l’échelle, et sur les devices et dans les zones géographiques les plus critiques.
  • L’optimisation omnicanal.
  • Les A/B tests – rappelons que les temps de réponse, la compatibilité des devices et des navigateurs, et les plugins tiers ont un réel impact sur l’utilisateur, et qu’il faut prendre ces variables en compte.
  • Le SEO – créer une meilleure expérience pour les robots de recherche et améliorer les rankings.
  • Le choix du CMS – comparer différents systèmes de management de contenus, du point de vue de la performance. Si votre choix se porte sur le Cloud, pensez à négocier une SLA de performance dans votre contrat.

A chaque fois que les équipes Marketing identifient une tendance, trouvent une plainte sur Twitter ou reçoivent un appel client, elles doivent parvenir à remonter jusqu’au point de contact digital à l’origine du problème. Avec cette approche, elles auront toujours le contexte nécessaire pour travailler efficacement avec l’IT.

Ceci n’est qu’une introduction à l’APM, qui, je l’espère, vous aura été utile. Il ne vous reste plus qu’à contacter votre Responsable IT ou votre Responsable d’exploitation, et à lui demandez comment il mesure la performance des applications. Si vous ne comprenez pas ce qu’il vous répond, vous savez ce qu’il vous reste à faire : voici le lien vers le rapport APM Magic Quadrant de Gartner regroupant les éditeurs leaders du marché de l’APM.