Press Release

Présidentielles US et performance digitale : ce que les candidats peuvent apprendre du e-commerce





Avis d’expert de Pierrick Planchon,
Digital Performance Expert chez Dynatrace

Les élections présidentielles américaines battent leur plein ! Cette campagne apparaît comme l’une des plus féroces de l’histoire américaine contemporaine, avec notamment plus de dix candidats en lice au sein du Parti Républicain. Depuis plusieurs semaines, Dynatrace, éditeur de solutions d’APM (Application Performance Management), suit la performance des sites Internet de plusieurs candidats, et quelques tendances intéressantes s’en dégagent. Ces derniers jours ont été marqués par une explosion de l’activité médiatique en vue des primaires dans les États de l’Iowa et du New Hampshire.

Chaque candidat a œuvré pour avoir une présence digitale étendue : toutes les interactions avec les médias et les réseaux sociaux peuvent pointer vers leur site web, d’où ils peuvent fournir des informations personnelles complémentaires, des arguments, ainsi que les informations relatives aux levées de fonds. Les dernières élections ont montré à quel point le financement populaire peut être critique pour les candidats. Si bien que leurs sites cherchent aujourd’hui à convertir les visites à la fois en votes et en argent. Et ce, à grand renfort de réseaux sociaux et de publicité.

Les candidats sont comparables à des produits

Dès lors, la performance des sites impacte-t-elle la perception des électeurs et le classement des candidats entre eux ? Prenons l’exemple des sites des candidats républicains, de loin les plus concurrentiels.

Voici une représentation de la performance des sites des candidats républicains, sur les 30 derniers jours. Nous constatons que les sites de Ben Carson et Marco Rubio sont les plus rapides, tandis que ceux de Rick Santorum et Ted Cruz sont les plus lents.

Si l’on part du principe que les candidats sont des produits, abordons ces données selon une autre perspective : celle des e-commerçants. Dans le secteur du commerce en ligne, la performance du site est primordiale. On sait par exemple que 33% des clients abandonnent un site si le temps de chargement d’une page dépasse trois secondes. Une étude que nous avons récemment menée avec un e-commerçant révélait ainsi l’impact de la performance sur les taux de conversion.

Nous avons en effet constaté que, lorsque les pages étaient moins performantes, les taux de conversion chutaient de façon vertigineuse. Ce qui signifie, pour les candidats, que les visiteurs et potentiels contributeurs sont susceptibles de quitter leur site prématurément s’ils y rencontrent des problèmes de performance.

Doper la performance pour améliorer l’expérience des électeurs

Le rendu des sites joue un rôle important dans la performance vécue par l’utilisateur. Quand on observe les sites des candidats en détail, on constate des stratégies très différentes. Les sites les plus performants sont souvent les plus optimisés. C’est en étudiant les KDI (Key Delivery Indicators) que l’on voit si un site a été optimisé ou pas. Ces KDI incluent notamment le nombre d’octets (soit la quantité de données transférée au chargement de la page), le nombre d’objets et de connexions (soit le niveau de complexité de la page) et le nombre d’hôtes utilisés (par exemple, des services tiers comme des outils de tracking, la publicité, les réseaux sociaux, etc.)

L’ensemble de ces facteurs, y compris les temps de réponse serveur, contribuent à la performance de ces sites. Pour bien comprendre, comparons deux de ces sites.

Commençons par le plus lent, celui de Ted Cruz. Nous avons ici utilisé l’outil de développement d’un navigateur, pour monter l’activité dans le navigateur, au moment où la page se charge. Ce qui permet de révéler l’impact de la complexité sur l’expérience utilisateur. Plusieurs services tiers contiennent du JavaScript bloquant, ce qui empêche certaines parties de la page de se charger correctement.

Comparons maintenant avec un autre site, celui de Donald Trump. Bien que ce ne soit pas le site le plus rapide, c’est celui qui comporte le moins de tierces parties.

On constate alors qu’en optimisant le site, en réduisant le nombre de services tiers et la quantité de JavaScript bloquant (complexité), on peut améliorer l’expérience utilisateur.

Les leçons à retenir du e-commerce

Les candidats doivent apprendre des e-commerçants comment optimiser l’expérience utilisateur. Le graphique ci-dessous montre que les sites de e-commerce fournissent des expériences utilisateurs plus rapides, comparées à d’autres sites non-optimisés.

Le panel côté démocrate est évidemment beaucoup plus petit. Voici une vue de la performance des sites des candidats démocrates au cours des derniers mois.

Les directeurs de campagne doivent étudier les best practices issues du secteur du e-commerce. Le fait de pouvoir faire appel à des services tiers (outil de suivi, publicité, réseaux sociaux…) ne signifie pas pour autant que vous avez intérêt à le faire. La qualité de l’expérience utilisateur doit être le moteur d’une optimisation globale des sites des candidats. Dynatrace continuera à suivre ces sites, et à étudier la complexité impliquée dans leur mise en ligne et leur maintenance au fur et à mesure de l’avancement de la campagne.